Vivre une retraite de yoga

janvier 10, 2020

Vivre une retraite de yoga

La fameuse retraite MANDALA approche à grands pas et j'ai pensé que ce pourrait être un bon moment pour partager ma propre expérience de retraite que j'ai vécue cet été.

Ça faisait des années que ça me trottait dans la tête, mais j'ai eu deux bébés rapprochés avec des allaitements longs alors c'était toujours compliqué dans ma tête. Mais pour être franche, je vais devoir admettre que, habituée à vivre dans mon cocon familial, j'étais intimidée de me retrouver loin de mes repères, “enfermée” avec un groupe de femmes que je ne connaissais pas pendant tout un weekend. Alors je me trouvais tout plein d'excuses pour passer mon tour à chaque fois qu'un événement intéressant me passait sous le nez. Mais ce n'est pas parce que je n'en avais pas besoin!

Finalement, c'est l'été dernier que je me suis offert ce fabuleux cadeau. Et j'ai pensé que partager mon expérience serait pertinent, car si j'avais su avant à quel point cette expérience allait être transformatrice dans ma vie, je n'aurais pas attendu aussi longtemps avant de me permettre de la vivre.

Retraite ou bootcamp?

D'abord, il ne faut pas confondre "retraite de yoga" avec "bootcamp de yoga". Le yoga n'est que l'outil utilisé pour permettre une connexion à soi et aux autres au cours de la fin de semaine. Dans mon cas, la retraite misait plutôt sur les rituels autochtones et la connexion avec la Terre Mère. Les activités proposées tournaient donc autour de ça, nous permettant de nous recentrer, de nous intérioriser, de manifester, de pousser nos limites personnelles, de laisser aller des choses qui ne nous servent plus dans notre vie… Les rituels ancestraux que nous pratiquions étaient ce qui nous permettait de mettre tout ça en mouvement dans notre corps pour rendre le tout plus concret, mieux ressenti, afin de bien s'imprégner de ces nouveaux apprentissages. Et c'est à ça que sert le yoga dans le cas de la retraite Mandala.

Une expérience entre femmes

Se retrouver comme ça entre femmes dans le bois, sans distraction, sans tâches ménagères, où rien ne dépend de nous à part notre propre transformation, où la compétition et les games de pouvoir de toute sorte (aussi subtiles soient-elles) ne sont plus nécessaires, ça a quelque chose de magique. C’est un cadeau incroyable qu’on se fait à soi-même et c’est difficile d’imaginer à quel point tant qu’on ne se le permet pas. Une expérience brute dans l’énergie de la sororité. Dans le cas de la retraite que j'ai faite, on entrait assez profondément dans notre vulnérabilité afin de se dégager de nos blessures qui nous emprisonnent. Je sais que les retraites ne sont pas toutes aussi intenses sur le plan émotionnel, mais je pense que les choses se passent en fonction des besoins et limites du groupe qui s’est formé à ce moment-là. Malgré que plusieurs types de thérapeutes et enseignants nous guident vers notre cheminement, ça se fait un peu tout seul en synergie avec ce que les participantes ont à vivre et à offrir. De ce que j’en ai compris, c’est que le résultat est un peu une surprise pour tout le monde, tant les participantes que les enseignantes. Il n’y a donc pas d’inquiétude ou de peurs à avoir, à savoir si on est prête pour ce genre de transformation. Tout se fait en douceur en fonction de nos besoins individuels et collectifs, selon le groupe qui est en place.

Toutes ensembles

Les enseignantes étaient agréablement surprises de la chimie qui s’est créée au sein de notre groupe. Peut-être que c’était à cause de la pleine lune, mais beaucoup de larmes ont été versées donnant lieu à une grande vague de compassion et d'amour entre les participantes. Nous nous sommes reconnues en chacune des femmes présentes, on a réalisé que nous vivons toutes le même combat, que le bien-être des autres nous procure du bien-être à soi et que le contraire est aussi vrai. On a réalisé l'importance de poser des gestes motivés par l'amour, que c'est de cette façon qu'on peut faire évoluer le monde. Je savais déjà ça comme tout le monde avant d'atterrir à la retraite. Mais là je l'ai vu pour vrai. Je l‘ai vécu, je l'ai senti, je l'ai compris. Et depuis, ma vision de la vie et du monde a changé. Ma façon d'interagir avec les gens, de les comprendre avec plus de compassion que de jugement. Tout le monde souffre et fait de son mieux en fonction des outils qu'il possède.

Changement de vision

Je ne changerai pas le monde avec ça. Mais j'ai changé mon monde. Ma perception de celui-ci. Et je fais plus de bien qu'avant aux gens autour de moi grâce à cette expérience, car je suis plus ouverte à les accueillir dans leur perfection, tels qu’ils sont. Je ne changerai pas le monde à moi toute seule. Mais plus les gens participeront à des retraites, plus ils transformeront leur vie et leur bien-être, et plus ils feront du bien autour d'eux. Et là oui, je pense que quelque part à l'échelle de l'univers, ça fait une différence.

Une retraite , c'est safe space où on est guidé pour entrer dans notre vulnérabilité (si on le souhaite bien entendu) et se connecter aux autres, créer un réel lien de confiance envers soi-même et les autres. Pour avancer dans la vie par la suite avec moins de peurs et plus d'amour. Tout le monde doit vivre cette expérience au moins une fois dans sa vie. Si la Retraite Mandala (ou n’importe quelle retraite) t'interpelle, vas-y. Tu ne le regretteras pas.

 

Julie Desormeaux




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