Portrait d'ambassadrice :
Josée Dupuis, 48 ans, technicienne en comptabilité et professeure de yoga et de méditation pleine conscience

Ambassadrice Vêtements Mandala, Josée est une femme au grand cœur, souriante, qui se démarque par son positivisme. Vieillir ne lui fait pas peur; c’est de se voir évoluer qui lui importe. C’est une touche-à-tout qui peut avoir tendance à s’intéresser à « trop de choses » (selon elle !), mais elle apprend à ralentir de jour en jour, au rythme où elle aide les gens à bien se déposer sur leur tapis et à se connecter à leur respiration. Pour elle, le yoga est un mode de vie, qui permet de connecter avec soi-même, de prendre conscience de ses limites et de les accepter.

À ce jour, quelle réalisation vous rend le plus fière?

C’est cliché, mais c’est quand même toute ma vie de femme, de mère et d’épouse. C’est aussi d’avoir passé à travers des difficultés que la vie met sur notre route de temps en temps et qui peuvent être très difficiles à accepter. Le défi d’élever des enfants, mais en même temps le bonheur d’en avoir. Le bonheur de les voir grandir, mais en même temps devoir les laisser partir, faire leurs choix, leur vie. Se retrouver à nouveau seule avec son conjoint et se réapprivoiser… En fait, c’est d’être constamment en dualité avec la vie, d’apprendre à jongler et de continuer d’avancer qui me rend fière.

Quelles sont vos priorités en tant que femme?

Trop longtemps, j’ai fait passer les autres avant moi, jusqu’à ce que j’apprenne que je me nuisais et que, par ricochet, je finissais par être nuisible aux autres. Il faut mettre de côté la culpabilité, surtout si on est une maman; laisser tomber cette pensée voulant que se choisir, c’est être égoïste.

Qu’est-ce qui a fait de vous la femme que vous êtes aujourd’hui?

Tout mon parcours. Mon adolescence dans les rangs des cadets de terre, un frère plus jeune qui nous a parfois mené la vie dure puisqu’il avait des problèmes de comportement et d’alcool. Mon arrivée dans la belle ville de Québec et la rencontre de mon mari ont été salutaires pour moi, tout comme la naissance de mes trois beaux enfants, Jean-Christophe (23 ans), Alexandra (22 ans) et Thomas (17 ans).

Et ce qui fait qu’aujourd’hui, je me choisis, c’est le parcours de mon dernier enfant, semblable à celui de mon frère; de son côté, c’est la consommation de drogues qui fut problématique. Le coup a été très dur, mais j’en retire aujourd’hui que du positif, bien que je me sois rendue à la dépression dans le passé.

Le yoga, la méditation et plusieurs belles personnes qui m’ont entourée, appuyée, autant moi, que ma famille et mon garçon, sans jugement à notre égard. Et la vie continue… J’apprends au jour le jour à faire la différence entre ce qui m’appartient et ce qui appartient aux autres et à laisser aller, accepter.


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