Portrait d'ambassadrice :
Patricia Shankland, 29 ans, massothérapeute et professeure de yoga

Derrière la fille d'apparence zen, qui inspire le calme et la sérénité, se cache une personne qui cherche le bonheur, qui est plutôt de nature nostalgique et qui se bat contre son anxiété et ses pensées noires afin de trouver l'équilibre et de vivre vieux. Patricia, c'est aussi une personne souriante, rieuse, taquine, fofolle par moment, et pleine d'ambition et de rêves.

Ce en quoi tu excelles?

Être à l'écoute des autres.

Ce que tu aimerais améliorer?

Apprendre à naviguer dans le flow de la vie avec mon caractère têtu!

Être femme, c'est...

Ma définition de la féminité se construit sur mon ressenti et ma façon d'expérimenter la vie et de m'exprimer. Pour moi, c'est la douceur, le mouvement, le changement, la compassion et la bienveillance.

À ce jour, de quoi es-tu le plus fière?

J’oserai dire pour la première fois que ce dont je suis la plus fière, c’est moi. Fière d’être une femme de plus en plus à l’écoute de ses besoins, de ses désirs les plus profonds; qui apprend à se connaître un peu plus chaque jour; et qui cultive l’amour de soi. Je suis fière de ce petit feu qui brûle au fond de mon cœur et qui m’a permis de me sortir du trouble alimentaire et d’anxiété. Cela ne veut pas dire que j’ai fini de me battre. Mais je suis fière de dire que j’ai la détermination de le faire.

Qu’est-ce qui a fait de toi la femme que tu es aujourd’hui?

La femme que je suis aujourd’hui est l’image de la force intérieure que je ne soupçonnais pas chez moi. La fille gênée qui ne s’exprime pas et qui a peur de prendre sa place et de s’affirmer a façonné ma personnalité tranquille, calme et aimante. Je travaille encore doucement à avoir confiance en moi, à sortir de ma coquille, à faire valoir mon opinion. Il fut un moment où j’ai eu envie de disparaître. J’étais le reflet de ce que la société voulait de moi. Et, surtout, j’ai façonné ma perception à des standards inatteignables. L’anorexie m’a gentiment pris par la main et moi, les yeux fermés, j’ai avancé. Ce sont les deux pieds en France et la tête remplie de peurs qu’une toute petite voix a résonné assez fort dans ma tête pour craquer les murs que j’avais érigés autour de mon cœur. Alors je suis allée chercher de l’aide. Ce fut lent; ce fut long; ce fut une montagne russe d’émotions.

Et à travers ce parcours, j’ai trouvé le yoga. Et à travers le yoga, j’ai trouvé des outils, une communauté et mon être. Il ne faut pas croire que ce fût tout rose ni que ce l’est aujourd’hui. La vie a continué de m’envoyer des obstacles pour que je continue de chercher un peu plus loin. Alors les périodes dépressives, les remises en question, l’anxiété de tout niveau et la peur de vivre pleinement n’ont pas disparu du jour au lendemain.

Et qu'est-ce qui t'inspire maintenant?

La simplicité, la bienveillance, la compassion. Voir quelqu'un s'accomplir. Voir un regard rempli de reconnaissance, de gratitude. C'est si pur que ça ne peut faire autrement que de m'inspirer.


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