Portrait d'ambassadrice :
Patricia Shankland, 27 ans, agente aux communications et professeure de yoga

Parlez de vous, comme vous le sentez!

Derrière la fille d’apparence zen, qui inspire le calme et la sérénité se cache une personne qui cherche le bonheur, qui est plutôt de nature nostalgique et qui se bat contre son anxiété et ses pensées noires afin de trouver l’équilibre et de vivre mieux. Je suis aussi une personne souriante, rieuse, taquine, fofolle par moment, et pleine d’ambition et de rêves. Je suis un être humain, dans toute sa complexité, et je n’ai plus peur de le cacher.

D’où venez-vous?

Je suis originaire de Valleyfield (Salaberry-de-Valleyfield, pour mentionner le nom complet). J’ai étudié à Montréal et puis à Sherbrooke où j’ai habité les cinq dernières années. Cet été, j’ai emménagé dans un petit village nommé Pierreville au Centre-du-Québec.

Que préférez-vous le plus au monde?

Passer du temps avec les gens que j’aime. Je suis quelqu’un de sociable qui aime être en interaction avec les autres. Et par-dessus tout, j’aime être entourée des gens que j’aime.

Que n’aimez-vous pas?

Faire des erreurs. Maudit que je n’aime pas ça! Certes, on en fait toutes et tous. Pire, on en fera toujours. Mais pourquoi? Parce que, pour moi, faire une erreur, c’est la preuve que je ne suis pas parfaite. Et je l’ai tellement cherché longtemps cette perfection. Et puis, surprise : je ne l’ai jamais trouvée. Je travaille constamment à lâcher prise sur cette recherche sans fin. Comme chacune et chacun d’entre nous, je suis une œuvre d’art sur laquelle je travaille constamment et qui ne sera jamais finie. Ce que vous voyez aujourd’hui est la meilleure version de moi-même à ce jour.

Qu’aimeriez-vous changer?

Je préfère le mot améliorer. Alors je tente d’être davantage à l’écoute des autres; d’être en mesure de m’exprimer; d’avoir une alimentation saine et diversifiée; de me centrer; de retrouver l’équilibre entre mon corps physique, mental et énergétique; et d’accepter qui je suis avec mes forces et mes faiblesses.

Et si on pense à ce que j’aimerais changer autour de moi, je ne saurais pas par où commencer. Je vais faire simplement. Je souhaite partager l’amour et la compassion pour tous les êtres vivants. Lokah Samastha Sukhino Bhavantu.

À ce jour, de quoi êtes-vous le plus fière?

J’oserai dire pour la première fois que ce dont je suis la plus fière, c’est moi. Fière d’être une femme de plus en plus à l’écoute de ses besoins, de ses désirs les plus profonds; qui apprend à se connaître un peu plus chaque jour; et qui cultive l’amour de soi. Je suis fière de ce petit feu qui brûle au fond de mon cœur et qui m’a permis de me sortir du trouble alimentaire et d’anxiété. Cela ne veut pas dire que j’ai fini de me battre. Mais je suis fière de dire que j’ai la détermination de le faire.

Quelles sont vos passions?

Je ne sais pas si on peut dire qu’il s’agit d’une passion, mais prendre soin des autres est important pour moi. Ça me nourrit beaucoup. Rien ne me fait plus chaud au cœur qu’une personne qui me dit merci ou m’offre un sourire sincère. Alors cela a du sens si je vous dis que le yoga est aussi une passion. Le yoga est un des outils qui me permet de trouver l’équilibre au quotidien. Parmi les autres choses qui me passionnent, il y a la musique, la littérature, l’écriture, le théâtre, le cinéma et la photographie; bref j’ai un gros penchant pour les arts.

Quelles sont vos priorités en tant que femme?

L’affirmation de qui je suis, de mes besoins, de mes désirs, de mes peurs, de mes limites et de mes ambitions. La revendication de mon corps tel qu’il est. Le droit de me trouver belle au naturel. Le droit d’incarner la sensualité et la féminité telles que je les conçois. Je veux être en mesure de coller aux stéréotypes si j’en ai envie, et d m’en éloigner si je juge qu’ils ne me représentent pas. Je veux être bien dans mon corps physique, mental et énergétique sans avoir à culpabiliser ou à rendre des comptes.

Qu’est-ce qui a fait de vous la femme que vous êtes aujourd’hui?

La femme que je suis aujourd’hui est l’image de la force intérieure que je ne soupçonnais pas chez moi. La fille gênée qui ne s’exprime pas et qui a peur de prendre sa place et de s’affirmer a façonné ma personnalité tranquille, calme et aimante. Je travaille encore doucement à avoir confiance en moi, à sortir de ma coquille, à faire valoir mon opinion. Il fut un moment où j’ai eu envie de disparaître. J’étais le reflet de ce que la société voulait de moi. Et, surtout, j’ai façonné ma perception à des standards inatteignables. L’anorexie m’a gentiment pris par la main et moi, les yeux fermés, j’ai avancé. Ce sont les deux pieds en France et la tête remplie de peurs qu’une toute petite voix a résonné assez fort dans ma tête pour craquer les murs que j’avais érigés autour de mon cœur. Alors je suis allée chercher de l’aide. Ce fut lent; ce fut long; ce fut une montagne russe d’émotions.

Et à travers ce parcours, j’ai trouvé le yoga. Et à travers le yoga, j’ai trouvé des outils, une communauté et mon être. Il ne faut pas croire que ce fût tout rose ni que ce l’est aujourd’hui. La vie a continué de m’envoyer des obstacles pour que je continue de chercher un peu plus loin. Alors les périodes dépressives, les remises en question, l’anxiété de tout niveau et la peur de vivre pleinement n’ont pas disparu du jour au lendemain.

Avez-vous un but précis dans votre vie?

Bonne question. Vivre. Aussi simple que ça. Avoir des ami(e)s pour rire et sourire; une famille pour créer des souvenirs; un emploi qui me donne des défis. J’ai surtout le désir d’aider, de prendre soin de l’autre. J’aimerais aussi offrir aux personnes souffrant d’anxiété, de stress, d’angoisse, de dépression, de troubles alimentaires et autres des outils afin de retrouver l’équilibre.

Comment prenez-vous soin de vous?

Au quotidien, je m’alimente bien, je fais attention aux produits que je mets sur ma peau, j’essaie de dormir suffisamment et je pratique le yoga, la méditation ou la pleine conscience. Autrement, j’aime boire une tasse de thé bien chaude avec une couverture et un bon livre. J’aime la bonne bouffe, les restaurants, les soirées en famille ou entre ami(e)s. J’aime prendre le temps d’écouter de la musique. J’aime danser de manière intuitive. J’essaie de faire preuve de gratitude au quotidien. Et surtout, je m’accorde le droit de ne rien faire, de rire, de pleurer et d’aimer.

Faites-vous des activités physiques?

Si vous me donnez le choix entre lire un livre ou aller jouer au volleyball : je choisis le livre. Il y a eu une période dans ma vie où le sport a pris toute la place. Alors j’ai dû tout couper. Outre le yoga, les randonnées pédestres en forêt et les activités de plein air, je ne fais pas vraiment d’activité physique.

Qu’est-ce que le yoga pour vous?

Le yoga, c’est une des manières de calmer mon esprit, de créer du mouvement dans mon corps et de faire circuler mon énergie. Selon mes besoins, le yoga s’adapte. Cet univers complexe qu’est le yoga est un des outils qui me sert le plus pour calmer mon anxiété. C’est aussi lui qui, entre autres, m’a permis d’apprécier mon corps tel qu’il est et de l’aimer. Mais le yoga c’est aussi la communauté. C’est l’amour qui nous réunit toutes et tous ensemble. C’est le « we are one » qui remplit mon cœur de gratitude.


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